Le Hanami (花見 ; littéralement, "regarder les fleurs") est une coutume traditionnelle japonaise.
La finalité de cette coutume est donc de contempler la floraison des arbres fruitiers au printemps.
Cette pratique concerne toutefois principalement les fleurs de cerisier (桜の花) qui fleurissent généralement fin mars ou début avril.
De nos jours, elle est surtout prétexte pour pique-niquer, discuter, chanter et boire (beaucoup!) aux pieds des arbres en floraison.

Les principaux lieux privilégiés par les japonais pour admirer les cerisiers sont :

- le parc du château d'Hirosaki, dans le département d'Aomori,
- le parc d'Ueno à Tôkyô,
- le parc du château d'Osaka,
- la colline d'Arashiyama à Kyôto,
- le parc de Yoshinoyama à Nara...
Attention toutefois si vous souhaitez y assister, ces précédents lieux font l'objet de réservation. Donc prévoyez d'être sur place très tôt dans la journée afin de pouvoir réserver votre place ! Une simple bâche bleue avec vos noms devraient suffire... eh oui c'est pas la France.

Les premières floraisons ont lieu dans le sud du Japon à Okinawa et les dernières dans le nord à Hokkaidô.
Cette fête marque également le début de l'année fiscale et scolaire au Japon. Si vous envisagez d'aller étudier au Japon, c'est une information dont il faut tenir compte.
Si cette fête est aujourd'hui généralement attribuée aux japonais, elle trouve son origine en Chine.
En effet, ce sont les chinois qui l'importèrent au cours de l'ère Nara (710-794).
Durant l'ère Heian (794-1185), elle fut donc un passe-temps réservé à l'aristocratie. Elle était source d'inspiration pour les poètes. C'est l'Empereur Saga qui décida d'accompagner cette contemplation d'une dégustation de saké et de mets.

A l'ère Azuchi-Momoyama (1573-1603), en Mars 1594 Toyotomi Hideyoshi, un des trois unificateurs du Japon, se rendit à Yoshinoyama dans la préfecture de Nara où les cerisiers étaient très nombreux.

 

 

Il y resta une semaine à les contempler en récitant des poèmes. Sous le charme, il fût ensuite planter 700 cerisiers près du Château de Fushimi à Kyôto.
Ainsi, il planta les premières graines d'une démocratisation de la fête qui devint donc fête populaire sous l'ère Edo (1603-1867).
Dans les régions agricoles, la fête prît même un caractère religieux. Les paysans invoquaient alors, suivant un rituel shintô, le dieu de la montagne, afin de s'assurer sa bienveillance pour une bonne récolte de riz.